La clause de non-concurrence est une clause figurant dans certains
contrats de travail.
Elle avait, à l'origine, pour objectif d'empêcher un
collaborateur d'aller rejoindre la concurrence.
"Cette clause de non-concurrence n'est licite que si elle
est indispensable à la protection des intérêts légitimes de l'entreprise,
limitée dans le temps et dans l'espace, qu'elle tient compte des
spécificités de l'emploi du salarié et comporte l'obligation pour
l'employeur de verser au salarié une contrepartie financière, ces
conditions étant cumulatives" selon les termes mêmes
de la Cour de Cassation.
Ce qui change depuis cet arrêt ? La cumulation des conditions.
Jusqu'à cette date, en effet, elles n'étaient pas
considérées comme telles et les juges avaient tendance
à ne pas tenir compte de la contrepartie financière.
Aussi, depuis ce jugement, les clauses de non-concurrence sans
contrepartie financière sont nulles de fait.
Les employeurs ayant eu recours à ce type de clause doivent
désormais soit libérer le salarié de cette
clause, soit négocier au coup par coup une contrepartie financière.