Cette nouvelle loi est entrée en vigueur le 1er janvier
2002.
Désormais, les pères peuvent bénéficier
d'un congé de 11 jours qui s'ajoute aux 3 jours de congé
naissance.
En voici les modalités :
ce congé doit être pris dans
les 4 mois suivant la naissance de l'enfant ;
en cas d'hospitalisation de l'enfant, le délai pourra
être pris à compter de la date de sortie de l'enfant
de l'hôpital ;
pour des naissances multiples, le congé est porté
à 18 jours ;
les 11 jours (ou 18 en cas de naissances
multiples)doivent être consécutifs(les samedi et dimanche sont inclus dans les 11 ou 18 jours)
;
pour en bénéficier, le père doit justifier
d'une affiliation minimale de 10 mois au
régime de sécurité sociale ;
le salarié doit demander son congé
paternité à son employeur un
mois avant la date de début de son congé
et ce, par lettre recommandée avec
accusé réception. L'employeur ne peut le lui refuser.
le salarié doit pouvoir prouver sa
filiation vis-à-vis de l'enfant : il devra fournir
à son centre de sécurité sociale, soit
un extrait d'acte de naissance, soit une copie du livret de
famille à jour avec mention de l'enfant, soit un acte
de reconnaissance de l'enfant.
l'employeur doit adresser au centre de sécurité
sociale dont dépend le salarié, une
attestation de salaire 3201, dès le premier jour
de congé dudit salarié.
le congé paternité est pris en
charge par la sécurité sociale dans la limite
du plafond. En cas de franchissement de ce seuil, l'entreprise
peut ou non verser au salarié un complément de salaire.
La durée du congé n'est pas assimilée à
une période de travail effectif pour la détermination
des droits liés à l'ancienneté, contrairement
au congé maternité.
Ce congé paternité s'applique également
en cas d'adoption.
Les indemnités journalières
Elles sont versées par la sécurité sociale,
et est égal à 1/90 du salaire brut des 3 derniers mois,
dans la limite du plafond de la sécurité sociale, et
est versé sans délai de carence. Ces indemnités
sont exonérées de cotisations sociales, à l'exclusion
de la CRDS et de la CSG et sont soumises à l'impôt sur
le revenu.