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Les figures de proue du métier
Personnages forts, elles combattent pour défendre le métier.
Formatrices, consultantes, coach... elles retransmettent leur
savoir pour notre plus grand plaisir.
J'ai pris mon courage à deux mains et ai contacté
chacune d'entre elles afin de leur demander de me brosser elles-mêmes
leur portrait. Un exercice de style plutôt délicat
auquel elles se sont livrées de très bonne grâce.
Josette Dubost
Top-Assistante : J'ai
eu le grand privilège de pouvoir croiser Josette
à de multiples occasions. C'est un personnage touchant,
attachant et qui défend becs et ongles notre métier.
Josette répond toujours présente
lorsqu'on la sollicite, que ce soit pour animer une soirée
d'associations de secrétaires ou bien encore avoir un simple
conseil.
Plutôt que de brosser elle-même son portrait, Josette
a choisi de laisser ses anciennes stagiaires s'exprimer à
son sujet. C'est donc le témoignage de l'une d'elles qu'elle
nous livre ici.
Josette
Dubost est avant tout autre qualificatif, le meilleur vecteur
de valorisation du métier de secrétaire/assistant(e). Josette,
c'est un "missile" qui atteint le cour des participants à ses
nombreuses conférences et formations durant lesquelles
chacun est captivé, mais aussi secoué car ses exigences sont fortes
et elle parle "vrai".
Elle veut le meilleur pour la profession et l'obtient. Pour celles
et ceux qui penseraient que le métier tendrait à disparaître au
profit d'une informatisation inhumaine, Josette,
preuves à l'appui, démontre le contraire.
Elle véhicule un dynamisme incroyable, "on en redemande"... "M.
le Pharmacien, je voudrais absolument le dopant "J. Dubost"
prescrit par mon employeur !"
Ah si l'on pouvait l'avoir à ses côtés dans un moment de doute
professionnel. Car toute vive et efficace qu'elle soit, elle est
à l'écoute des anxiétés et des réserves que chacun peut avoir
dans des passages professionnels difficiles. Elle apporte espoir
et solutions. A tout cela vous ajoutez humour, naturel, chaleur
humaine et neutralité qui ne sont que bénéfices. Josette,
tout simplement, incontournable dans le métier.
Pour la contacter
.
Ses ouvrages :
Dorothée
Bazin
Top-Assistante : Celles qui ont
lu quelques ouvrages sur la profession auront immédiatement
reconnu le nom. Dorothée Bazin
a, en effet, écrit de nombreux livres sur le métier
et transmet ses compétences en matière d'organisation
à de nombreuses assistantes.
Pour ma part, j'ai la grande chance de connaître Dorothée
depuis près de 2 ans car je collabore, grâce et avec
elle, au Manuel qu'elle évoque dans ces quelques lignes.
"Depuis
plus de 30 ans, j'accompagne avec passion les secrétaires et assistantes
dans leur développement professionnel.
J'ai créé mon propre cabinet en 1992. Je poursuis toujours le
même objectif : être en veille permanente sur les évolutions du
métier pour aider les secrétaires à développer leurs compétences
tout au long de leur carrière.
Depuis 2003, les Publications Agora, m'ont confié la rédaction
en chef du Manuel de la secrétaire.
Je coordonne le travail l'équipe rédactionnelle et supervise l'édition
de 7 mises à jour par an.
Je formule un souhait : que les secrétaires et assistantes
poursuivent leur formidable évolution et que l'esprit associatif
se développe encore pour fédérer un métier qui en a bien besoin
!"
Dorothée Bazin
Ses ouvrages
Site : http://dorotheebazin.com/
Dominique Charmes
Top-Assistante
: Je l'avoue honteusement. Je ne connaissais pas Dominique
Charmes mais j'avais entendu évoquer son nom à de
multiples occasions. Prenant mon courage à deux mains,
je l'ai contactée. S'en est suivie une longue, très
longue discussion téléphonique où j'ai pu
apprécier sa vision pertinente du métier.
Formatrice indépendante depuis dix ans et ancienne assistante,
je forme tous types de personnel d'entreprise dont bien sûr des
assistantes dans des sociétés de tailles et de secteurs d'activités
très différents. Dans ce texte je vais m'adresser aux assistantes,
que les assistants ne m'en veuillent pas, j'ai seulement pris
le parti de m'adresser à la grande majorité de la profession sans
vous en exclure bien sûr.
Je dois vous faire un aveu, les stagiaires les plus exigeantes.
se sont les assistantes. Je crois savoir pourquoi, nombre d'entre
elles sont anxieuses du travail qui s'accumule pendant leur absence
et il est impensable pour elles de perdre du temps. Et puis, elles
sont rodées à la rigueur, à l'exigence et au besoin de perfection.
Voilà donc des stagiaires qui veulent que chaque minute soit rentabilisée
et qui ne se satisfont pas d'à-peu-près. Cela n'a rien d'étonnant
puisque c'est leur quotidien ! Et c'est un défi que j'aime relever.
Aujourd'hui, je vois deux courants coexister
dans les organisations des grandes entreprises. D'une part,
des organisations qui proposent des postes où des assistantes
reconnues dans leur rôle ont un positionnement incontesté et reconnu
(elles apparaissent dans l'organigramme, ont des cartes de visite,
signent certains documents de leur nom, ont des délégations définies,
etc.). Ces assistantes ont les compétences liées à l'assistanat
et en plus des spécialisations liées aux services dans lesquels
elles travaillent. D'autre part, des organisations qui fonctionnent
avec des assistanats partagés où une ou plusieurs assistantes
travaillent pour plusieurs donneurs d'ordres. Dans ce cas de figure
qui peut exister parallèlement au précédent, à part l'assistante
en charge d'une équipe ou une assistante projet, les assistantes
voient souvent leur poste réduit à des tâches d'exécution sans
apport de plus-value, sans autonomie et sans connaissance des
dossiers traités.
Cette deuxième forme d'organisation est logique dans des entreprises
où certains ne savent pas vraiment quoi attendre d'une assistante
d'une part et où le niveau acquis lors de leur formation ne permet
pas à certaines assistantes de se positionner à leur avantage.
En effet, il existe une grande disparité de formation et en comparant
les anciennes secrétaires devenues assistantes et certaines assistantes
juniors, le fossé me semble énorme et pas toujours à l'avantage
de certains BTS actuels.
Et toujours des postes dans les PME
: les assistantes de PME sont souvent très polyvalentes et ces
structures offrent des postes très qualifiés où souvent les assistantes
de direction ont de réelles responsabilités et des activités très
variées. Elles sont au coeur des prises de décisions de l'encadrement
et suivent les dossiers de bout en bout.
Le métier d'assistante n'est pas un métier
facile. Il est réservé aux meilleures car c'est un métier
qui demande de nombreuses compétences, quelques qualités humaines
et de savoir-vivre et des nerfs d'acier. Beaucoup de personnes
issues d'autres filières (même prestigieuses) veulent s'y essayer
et s'y cassent les dents. Il faut le dire et le répéter, l'assistanat
n'est pas à la portée des médiocres.
CCO : une véritable spécialité ! Tout
le monde dans l'entreprise est sensé connaître la bureautique.
mais c'est à elles que l'on s'adresse pour résoudre les "petits
problèmes" des périphériques farceurs (scanner, imprimante, photocopieur).
c'est une compétence qu'elles ont acquise souvent sur le tas ou,
devrais-je dire, dans les tempêtes. Elles sont gardiennes de l'écrit,
à elles la maîtrise du français, de sa syntaxe, de son orthographe
et du respect des chartes graphiques. La pratique de l'anglais
ou d'une ou deux langues étrangères est courante et pas seulement
dans les grandes entreprises. Et surtout, ce sont les spécialistes
des trois grands axes qui font le coeur de leur métier : la
communication, la coordination et l'organisation dans les services.
Puis, j'ajouterai qu'elles doivent être diplomates, futées, sereines
au milieu des pires tourmentes et avoir des nerfs d'acier (bis).
Et vous ne seriez pas fières, Mesdames, d'être
assistantes ! c'est à n'y rien comprendre. Ce métier est
l'un des plus complexes que je connaisse, il est soumis en permanence
à des obligations de résultat et à une exigence de perfection
et de rigueur sans exception aucune et, j'entends dire "nous ne
sommes pas reconnues" encore trop souvent. Pourquoi ?
Et bien, Mesdames, c'est parce que vous êtes
trop modestes ! Imaginez. Toutes les assistantes partent
le même jour à la mer ! imaginez que de celles qui, tout en assurant
l'accueil, gèrent les plis urgents et quelques autres tâches invisibles
aux regards des autres acteurs de l'entreprise. à l'assistante
de direction qui jongle avec l'agenda et les dossiers confidentiels,
toutes les assistantes partent à la plage en même temps.
Quel chaos ! Amusant non ?
Pensez à tout ce que vous rendez possible, pensez à toutes les
catastrophes que vous avez évitées, pensez à tous les obstacles
que vous avez levés. et cela sans rien en dire.
Alors, assez de modestie, mettez-vous en avant, dites : "c'est
moi qui l'ai fait. et la réussite n'était pas gagnée !". Ne soyez
pas obligée d'être absente à cause d'une maladie pour que chacun
soit conscient du travail que vous abattez. Montrez-vous. Vous
êtes compétente, vous êtes utile, vous savez faire des choses
que d'autres ignorent. dites-le, écrivez-le, affichez-le et soyez
en fière.
C'est ainsi que le métier peut conquérir une visibilité et une
reconnaissance qu'il mérite. C'est ainsi que ceux qui pensent
qu'ils n'ont pas besoin d'une assistante se mettront à rêver d'en
avoir une à leur coté, que ceux qui disposent d'assistanats partagés,
insuffisants face à leurs besoins, monteront aux créneaux pour
obtenir des outils pour vous indispensables ou que des organisations
seront repensées pour vous permettre de mieux faire face aux demandes.
Adhérez à des associations, participez à des forums, allez sur
des sites pour ne plus être isolée et vous rencontrerez d'autres
assistantes aussi attachées à leur métier que vous et vous ferez
parler de vous en bien.
Malheureusement il me faut mettre un bémol
à mon propos. Il y a aussi des assistantes dont le degré
de formation n'est pas à la hauteur des attentes et des besoins
des entreprises. Celles-ci ne pourront que tirer le métier vers
le bas. Je pense à celles qui ne parlent pas bien notre langue
et l'écrivent encore plus mal. Il y a celles qui ne reconnaissent
pas les règles des entreprises (hiérarchie, savoir-vivre, ponctualité,
respect des autres et de leur travail, etc.). Elles conduisent
la profession à sa perte, perte de prestige mais aussi perte de
contenu des postes et dégringolade des salaires.
Pour conclure, outre d'abandonner la modestie, je voudrais
dire aux assistantes d'être fières de leur métier, de s'armer
de courage et de former les plus jeunes qui ne l'ont pas été assez.
Mais aussi de former leurs donneurs d'ordres afin qu'ils sachent
comment utiliser toutes leurs compétences et leurs potentiels
individuels et enfin, de former leur DRH afin qu'ils continuent
à les envoyer en formation (malgré le dérangement) et leurs permettent,
sans retenue ni frein, d'évoluer comme n'importe quel autre professionnel
performant.
Je suis persuadée que les assistantes ont un bel avenir dans
l'entreprise et qu'elles doivent continuer à être les artisanes
de cette évolution et de leur propre développement.
Elisabeth Durand-Mirtain
Top-Assistante
: J'ai eu la chance de rencontrer Elisabeth
à de multiples reprises. C'est une femme dynamique et qui
s'investit à fond dans les projets. Certaines d'entre vous
la connaissent : elle a animé le dernier Forum National
du Secrétariat et est vice-présidente de l'European
Management Assistants (Euma). Elle a en charge la délicate
mission de mener à bien la prochaine Conférence
annuelle Euma qui se tiendra à Nice les 21 et 22 octobre
prochain. Nul doute : ce projet est entre des mains de maître
!
Hier .Secrétaire-assistante : les débuts, l'investissement
personnel et la vie associative
Des études de langues, qui me destinaient à être interprète,
m'ont amenée à découvrir "par hasard" (plutôt par nécessité à
cette époque !) le métier de secrétaire. Quelle belle découverte !
J'ai effectué ce métier pendant 22 ans, de l'entreprise informatique
américaine à la multinationale française, passant tour à tour
de "secrétaire" à "secrétaire de direction" puis "assistante de
direction générale" et enfin "assistante ressources humaines".
Pendant ces 22 ans, comme un grand nombre d'entre vous, j'ai
été active pour la profession. Mon objectif était de démontrer
que ce métier est le plus formidable support sur lequel l'entreprise
ou l'administration peut s'appuyer. Mon investissement m'a conduit
tout naturellement à toujours apprendre pour progresser, à passer
le BTS en 1996 (par V.A.E.) et à adhérer très tôt à une association
professionnelle.
J'ai d'abord été membre puis vice-présidente d'une association
de secrétaires en province, élue meilleure secrétaire de l'année
(1996). Puis, à nouveau le hasard a mis sur mon parcours, il y
a plus de 10 ans, l'unique association européenne des assistantes
et de la fonction support : European Management
Assistants (EUMA) (www.euma.org).
J'ai d'abord été membre puis présidente pour la France pendant
3 ans.
Aujourd'hui . Consultante-Formatrice au service des secrétaires-assistantes,
l'investissement pour la reconnaissance du métier et la vie associative
C'est encore le hasard. et mon activité associative. qui m'a
doucement poussée vers ma profession actuelle. Ainsi, depuis 2001,
je suis consultante-formatrice indépendante bilingue sur des thèmes
de développement de l'efficacité personnelle et professionnelle
pour des entreprises internationales, des PME/PMI, l'Administration,
des écoles, etc. , pour tout type de public, dont les secrétaires
et les assistantes de tout horizon. www.mirtain.com.
Je porte toujours le flambeau pour la reconnaissance du métier
de secrétaire-assistante que j'aime ! Pour cela, j'anime des forums
et des congrès, je suis intervenante dans des écoles supérieures
et je donne des cours dans une université (Licence Professionnelle
en Ressources Humaines). Je suis également auteur dans des guides
professionnels dont un dédié aux assistantes (Le
Guide de la Secrétaire de direction).
Depuis 2 ans, je suis vice-présidente pour l'Europe
European Management Assistants (EUMA).
Je suis chargée auprès de ce réseau européen, entre autres, de
l'organisation des sessions de formations européennes et également
d'un rapport "training and education for management support in
Europe" : une étude comparative de la formation initiale et continue
des assistantes dans les 20 pays européens de EUMA qui sera largement
diffusée.
Demain . une évolution constante de l'assistante et une place
reconnue tournée vers l'international
L'évolution du métier date de . 15 ans ? 20 ans ? J'ai l'impression
d'en avoir toujours entendu parlé. Qu'en est-il réellement et
de quoi sera fait demain ?
D'abord, laissons tomber la guerre des mots (secrétaire ou assistante
?) car elle peut éloigner de la véritable préoccupation. Parlons
du contenu.
Les NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication)
ont transformé le métier d'assistante. Elles ont augmenté le flux
des informations (il est si facile d'envoyer un e-mail !), l'assistante
doit donc faire preuve de capacités à synthétiser et sélectionner.
Les cadres et managers sont de plus en plus autonomes, voire absents
(gestion de leur agenda, saisie sur leur ordinateur portable,
etc.), l'assistante peut donc maintenant se consacrer à des activités
à valeur ajoutée et développer des compétences spécifiques et
des spécialisations (gestion, ressources humaines, droit, qualité,
etc.) et prendre des initiatives.
La pression des urgences et des enjeux pèse sur l'entreprise,
l'assistante va faire preuve de talents en organisation, le cour
de sa mission. "Carrefour harmonieux de la communication", elle
sait pratiquer les régulations nécessaires, écouter et prendre
la parole pour remplacer ses collaborateurs. Les frontières s'ouvrent,
le mixage des populations existe au sein des entreprises ou organisations,
l'assistante développe ses compétences en langue (anglais en particulier)
et favorise les échanges interculturels (au fait, les assistantes
qui sont à 95 % ou plus des femmes, pratiquent bien la communication
interculturelle avec leurs responsables, qui eux sont bien souvent
des hommes !).
Pour l'évolution et la reconnaissance du métier, tout est aujourd'hui
à portée de main : associations, sites dédiés, presse et guides,
échanges informels. Les assistantes ont pris leur destin en main.
Je veux bien continuer à les aider.
Avez-vous constaté que le mot 'hasard' est revenu à chaque étape
de ma vie ?
"Le hasard aime servir celui qui suit toujours une même pensée"
(Jules Michelet, historien français). La pensée que j'ai toujours
suivie est celle-ci : "dans le métier d'assistante si riche et
si passionnant, toutes les facettes de l'entreprise sont autant
d'opportunités à saisir pour ancrer sa reconnaissance".
Elisabeth
Haut
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