Les charges sociales et prélèvements
Tout salaire subit des prélèvements de natures
diverses.
La liste ci-dessous vous permettra de mieux appréhender
les objectifs de chacune de ces charges.
L'assurance maladie / Les allocations familiales
Elle est prélevée sur le montant brut du salaire.
L'assurance vieillesse
Elle est prélevée sur le salaire brut et sur le salaire plafonné.
Les cotisations chômage
Elles varient en fonction de la situation du chômage en France.
Il y a deux types de cotisations : le chômage et l'ASF
(Association pour la gestion de la Structure Financière). L'ASF
est destinée au financement des retraites complémentaires qui
subissent un surcoût du fait des départs en pré-retraite. Ces
deux cotisations se calculent sur les tranches A et B.
L'APEC
L'Association Pour l'Emploi des Cadres a été créée en
1966 et est gérée conjointement par le CNPF et les syndicats.
La cotisation est généralement répartie à 60 % pour l'employeur
et à 40 % pour le salarié.
FNAL
La cotisation d'aide au logement est destinée au Fonds National
d'Aide au Logement. Elle est due par toute entreprise ayant
au moins un salarié. Elle est égale à 0,1 % du salaire limité
au plafond de la sécurité sociale. On y ajoute une cotisation
de 0,4 % de la totalité du salaire pour les employeurs non agricoles
de plus de 9 salariés.
Le versement transport
Cette taxe concerne les entreprises de plus de neuf salariés
de la région Ile de France. Elle est destinée au financement
des transports en commun.
l'AGS/FNGS
Cette cotisation garantit aux salariés le paiement de leur salaire
lorsque l'entreprise est en redressement ou en liquidation judiciaire.
Ce régime est géré conjointement par l'AGS (association
pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés),
l'UNEDIC et les ASSEDIC. Il est aussi connu sous
le nom de Fonds National de Garantie des Salaires (FNGS).
Cette cotisation s'applique sur la totalité du salaire.
Les cotisations de retraite complémentaire
La retraite complémentaire est prélevée sur le salaire brut.
C'est un régime obligatoire car le régime général est insuffisant.
Les non-cadres dépendent de l'ARRCO qui regroupe
46 régimes de retraite. Pour les cadres, c'est l'AGIRC
qui regroupe environ 80 caisses de retraites.
Pour les cadres : le calcul se fait selon les tranches
:
- tranche A : assurance décès obligatoire, retraite complémentaire
ARRCO, CET et éventuellement AGIRC
- tranche B : AGIRC plus GMP, CET, APEC
- tranche B : AGIRC plus GMP, CET, APEC
Le GMP est une garantie minimale de
points que doit acquérir chaque année le cotisant. En pratique,
l'employeur doit verser chaque année pour ses cadres ou assimilés
à chaque échéance de cotisations de retraite, une cotisation dont
le montant lui est communiqué par l'institution. La répartition
employeur-salarié est la même que pour la tranche B.
Le CET (contribution exceptionnelle
et temporaire) s'applique pour toutes entreprises adhérentes à
l'AGIRC, dans la limite de 8 fois le plafond de la sécurité
sociale.
Pour les non-cadres :
Les cotisations ne sont dues que dans la limite de trois fois
le plafond de la sécurité sociale. Les salariés relevant du régime
cadre ne paiement que dans la limite d'un plafond.
La CSG/CRDS
Il y a une CSG déductible calculée sur 97 % du salaire brut ;
il y a aussi une CSG/CDRS non déductible toujours calculée sur
97 % du salaire brut.
Les accidents du travail
Il existe trois tarifications possibles : collective, mixte et
individuelle réelle.
L'effectif de l'entreprise définit la tarification applicable.
Si l'entreprise a moins de 10 salariés, c'est le taux
collectif correspondant à l'activité (publiés tout les
ans par l'administration). Si l'effectif est compris entre
10 et 199 c'est un taux mixte, une partie du taux collectif
et une partie du taux individuel réel.
Si l'effectif dépasse 250 salariés, c'est un taux individuel
réel calculé en fonction du nombre et de la gravité des accidents
du travail dans l'entreprise. Chaque année, les caisses régionales
d'assurance maladie communiquent ces taux à l'entreprise.
Voir les taux sur Net-Iris