Les saisies-arrêts
Le salaire est protégé contre les saisies. Le tribunal ne peut
ordonner que la saisie d'une partie du salaire, c'est la quotité
saisissable ou cessible. Son montant est communiqué
par l'administration.
Dans tous les cas, le salarié doit continuer à percevoir une
somme au moins égale au montant du RMI.
La saisie est notifiée à l'entreprise par acte lettre recommandée
avec accusé de réception par le greffe du Tribunal. Dans les 15
jours, l'entreprise doit préciser sa relation de travail avec
le salarié sous peine d'amende au greffe du tribunal. Il doit
aussi dans les 8 jours, préciser toutes les modifications du contrat.
L'employeur devra tous les mois verser les sommes par chèque
au greffe du tribunal, faute de quoi il sera considéré comme personnellement
responsable par ordonnance du juge. En cas de saisies simultanées
sur un même salarié, l'employeur règle d'abord les
créances alimentaires, les créances du Trésor Public et enfin,
les créances faisant l'objet d'une saisie de droit commun.
Lorsqu'une administration procède à une saisie, l'employeur
reçoit un avis à tiers-détenteur.
Les acomptes
Pour les salariés bénéficiant de l'accord du 10 décembre 1977
(c'est-à-dire une immense majorité), l'employeur ne peut refuser
le versement d'un acompte correspondant à la moitié du salaire
pour deux semaines de travail, dès lors que le salarié
en fait la demande.
De même, si le versement de l'acompte est prévu par la convention
collective ou l'usage dans l'entreprise, l'employeur ne peut y
déroger.
L'acompte est obligatoirement versé par chèque ou virement si
le salaire dépasse 1 600 € et être intégralement déduit
de la paie suivante sauf si l'employeur accepte de l'étaler dans
le temps.
Attention ! L'acompte correspond à un travail déjà effectué.
Ce n'est pas le cas pour une avance en espèces.
Dans ce dernier cas, l'employeur ne peut se rembourser que par
retenues successives ne dépassant pas 10 %du salaire net.
La subrogation
Ce mécanisme juridique permet à l'employeur de récupérer les
indemnités d'assurance-maladie versées au salarié lorsque ce dernier
a bénéficié du maintien intégral de
son salaire pendant sa période de maladie. L'employeur est alors
subrogé de plein droit à l'assuré.
Lorsque le salaire est maintenu en totalité ou en partie sous
déduction des indemnités journalières, l'employeur qui paie sans
opérer cette déduction peut être subrogé par l'assuré à condition
que le salaire maintenu soit au moins égal au montant des indemnités
dues.
Dans les autres cas, l'employeur peut seulement demander au salarié
les sommes correspondant aux indemnités journalières jusqu'à concurrence
du salaire maintenu.
[être subrogé = récupérer les droits de quelqu'un]