Voici qques lignes relatant mon (début) d'expérience et mes
démêlés administratifs (j'ai raconté cette expérience en réponse
à une contribution sur le site super-secrétaire) :
Je me suis lancée dans l'aventure en avril 2000 et n'ai pas
encore déposé mon dossier ! Vous pourrez constater que vous n'êtes
peut-être pas seuls à vous demander si vous parviendrez
un jour à rédiger correctement ce fameux dossier alors qu'il est sensé
représenter notre quotidien ... mais quel quotidien !
Voilà donc qu'un jour de printemps de l'an 2000, je me décide enfin,
après maintes lectures sur le sujet, à m'inscrire auprès du rectorat
pour une première réunion. Réunion purement administrative et ne m'éclairant
pas du tout sur ma capacité à me positionner vis-à-vis du référentiel,
mon handicap majeur étant que je n'ai pas un "vrai" poste d'assistante
mais un poste de secrétaire auprès d'un directeur assurances et de
son équipe (30/40 % de mon temps) et un poste (à l'époque)
"d'apprenti gestionnaire" de polices d'assurances (70/80% - ...
et oui cela fait plus de 100% donc jongleries assurées !).
Le temps passe et nous voici en mai 2002. Je suis plus à l'aise dans
mon poste mais toujours pas de poste d'assistanat comme le référentiel
le décrit. Je suis agent de maîtrise en statut et en emploi et cela
fait plus de 23 ans ! (j'ai 48ans).
Le rectorat débordé demande à être contacté par courrier en septembre
2002 pour un dossier à présenter au printemps 2003 mais réorganisation
de VAP en VAE oblige, une nouvelle réunion est nécessaire et je serai
convoquée le 6 décembre 2002, date à laquelle on me remet les
dossiers à remplir - pour remise de ces mêmes dossiers le 15/12
!
Je décide donc de monter mon dossier pour le jury d'automne 2003.
Je m'inscris pour l'atelier de méthodologie où je suis convoquée en
février. Atelier intéressant mais regroupant malheureusement une vingtaine
de personnes ne préparant pas du tout les mêmes diplômes. Nous n'avons
donc obtenu que des infos très généralistes. Il y est fait entre autres
allusion à un rendez-vous avec la conseillère-psychologue pour un
entretien de "ciblage de diplôme" pour les personnes n'ayant pas encore
déterminé celui qu'elle pouvait présenter. Je ne me suis pas estimée
concernée car étant détentrice d'un bac G1, n'ayant pas d'expérience
pour un BTS PME/PMI, une expérience trop ancienne (c'est ce qui
m'a été répondu étant donné qu'elle datait des années 87/91) pour
un BTS AT, et ne pouvant cibler un examen d'un niveau supérieur au
BTS (puisque dans ce cas là il s'agit d'une VAE auprès des Universités
et non plus de l'Education Nationale), il ne me restait qu'un
seul diplôme à présenter : celui AD. Je ne
me suis donc pas inscrite à ce rv de ciblage !
Mal m'en a pris ! J'envoie donc ma demande de RV pédagogique et à
ma grande surprise, on me répond (par écrit trois semaines plus
tard) que l'on ne prendra ma demande en compte que lorsque j'aurai
obtenu de la conseillère-psychologue un document daté et signé signifiant
qu'elle m'avait conseillée et que nous avions décidé ensemble du choix
du diplôme ! Kafkaïen !
Le temps d'obtenir un rv (avril), de retourner mon doc et
l'on me répond (juin) qu'il n'y a plus de place pour le rv
pédagogique avant l'été donc rv à redemander (!) pour la rentrée et
nous passons ainsi au jury de printemps 2004 !
De plus, je ne peux pas obtenir de mon employeur un certificat de
travail différent des mentions figurant sur ma fiche de paye (AM
en statut et emploi) ce qui fait que la mention "AD" ne figure
nulle part. J'ai également ce problème à résoudre car si une fiche
de fonction peut éventuellement m'être fournie, elle démontrera que
j'ai principalement des activités de gestionnaire.
En parrallèle, depuis novembre dernier ma charge de travail afortement
augmentée et nous venons de déménager ! Tout devrait me laisser plus
de temps que prévu pour rédiger mon dossier et bien non, j'ai effectivement
décortiqué mon poste tel qu'il est devenu depuis ces quatre dernières
années, mais je rencontre des difficultés pour le faire "coller" au
plus proche du référentiel. Je ne laisse pas tomber mais c'est vrai
que le découragement n'est pas loin.
Je constate qu'une fois de plus l'éducation nationale n'encourage
pas à la simplicité !